Fédération des mutuelles de France : L'échange, l'entraide, la réciprocité

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RETRAITES

LES MUTUELLES DE FRANCE ET LES JEUNES POUR UN DÉBAT DE SOCIÉTÉ


La société française peut-elle faire l’économie d’un débat de société sur le devenir des retraites ? Le gouvernement semble le croire qui entend trancher sans débattre ni négocier. Ce passage en force est-il possible  d’autant que les mêmes questions se poseront bientôt quand il s’agira de débattre des comptes de l ’assurance maladie. Pour le moment cette stratégie du « salami » n’a pas reçue la réponse sociale qu’elle méritait. Les mobilisations du 27 mai vont- elles contribuer à changer cette donne ?

 

Toujours est-il que pour les Mutuelles de France : « toute réforme sociale, aujourd’hui, est une réforme de société. Le débat qui s’est ouvert sur le devenir des retraites, celui qui s’ouvrira bientôt sur la prise en charge des dépenses de santé se résument finalement à une question simple. Voulons-nous encore vivre dans une société de solidarité ? Confronté, avec les orientations et les choix politiques du gouvernement, à un risque de rupture des solidarités, le mouvement social, dépositaire de par son histoire, ses engagements et ses réalisations, de l’idée même de solidarité, a un rôle que personne ne peut jouer à sa place. C’est vrai pour les organisations syndicales comme pour les associations et le mouvement mutualiste. Ce rôle, les uns et les autres, nous voulons l’assumer pleinement. »

 

Pour les Mutuelles de France « la question sociale doit pouvoir être débattue comme une question sociétale qui nous engage nous et les générations futures. Cela exige des procédures nouvelles de délibération collective, des processus de décision qui fassent vraiment appel à toutes les ressources de la démocratie sociale, à toutes les formes d’intervention et de participation des populations. Cette exigence, l’opinion, la porte clairement quand elle dit faire davantage confiance aux acteurs sociaux qu’aux organisations partisanes, et encore moins au gouvernement, pour garantir le devenir des régimes de retraite. » Et la FMF ajoute : « les mobilisations du 27 mai, auxquelles nous serons, dans les formes déterminées par chacun de nos groupements, doivent contribuer, pour les Mutuelles de France, à nous rapprocher du moment de ce grand débat démocratique sur la solidarité. C’est une nécessité et une urgence. »

 


L'appel des jeunes

De leur côté des organisations de jeunesse et des syndicats* estiment également que « le système de retraites doit prendre en compte l’évolution de la société. »

Ces organisations réclament :  la validation des années d'études et de formation dans le calcul des annuités ouvrant droit à la retraite, afin d’offrir à chaque jeune la garantie de pouvoir étudier sans être inquiété par son avenir, même lointain ; la validation des périodes de stages, intégrée dans une véritable réglementation contraignante ; la validation des périodes d’inactivité forcée, et la prise en compte la situation des jeunes en situation d’insertion professionnelle pour qui l'enchaînement de stages, de CDD, d’emplois à temps partiel, de périodes d’intérim ou de chômage conduisent à accumuler des droits à retraite très incomplets.

Elles exigent, aussi, du gouvernement qu’il renonce à l’allongement de la durée de cotisation. Elles appellent à  la création de comités jeunes locaux pour organiser la campagne au sein de la jeunesse car le gouvernement ne peut aborder le débat sur les retraites sans l’avis des générations directement concernées par cet enjeu social majeur : les jeunes d’aujourd’hui !

 

 

* Organisations signataires :  UNEF, UNL, FIDL, Sud Etudiant, LMDE, CGT, FSU, UEC, Attac Campus, JOC, Génération Précaire, MJS, MJCF, Jeunes Verts, JRG, Réseau jeunes du PG, NPA, Gauche Unitaire Jeunes, Branche jeune d’AL.


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