société
MOINS DE SOLIDARITÉ DEPUIS TROIS ANS ?

Selon un sondage, au cours de ces trois dernières années, correspondant au mi-mandat de l’actuel quinquennat présidentiel, la société française serait devenue moins solidaire. un sentiment qui augmente avec l’âge des personnes interrogées. Faut-il pour autant tout expliquer par le syndrome du «c’était mieux avant» ?
Selon un sondage CSA réalisé pour le compte de l’Association des journalistes de l’information sociale (AJIS) pratiquement une personne sur deux (49 %) juge que la société française est moins solidaire aujourd’hui qu’il y a trois ans. Plus on avance en âge et plus le jugement porté sur la solidarité se dégrade : 57 % des plus de 75 ans pensent que la solidarité a reculé et 47 % des jeunes de moins de 30 ans sont aussi de cet avis. Ici l’âge compte plus que la position sociale puisque sur cette question les ouvriers et les cadres ont un peu près la même opinion (48 et 46 %).
Selon un sondage CSA réalisé pour le compte de l’Association des journalistes de l’information sociale (AJIS) pratiquement une personne sur deux (49 %) juge que la société française est moins solidaire aujourd’hui qu’il y a trois ans. Plus on avance en âge et plus le jugement porté sur la solidarité se dégrade : 57 % des plus de 75 ans pensent que la solidarité a reculé et 47 % des jeunes de moins de 30 ans sont aussi de cet avis. Ici l’âge compte plus que la position sociale puisque sur cette question les ouvriers et les cadres ont un peu près la même opinion (48 et 46 %).
LES MUTUELLES ET LE
MAINTIEN DES SOLIDARITÉS
Dans ce contexte, plutôt dégradé, quel rôle les mutuelles jouent-elles encore pour maintenir les solidarités, notamment dans la prise en charge des dépenses de santé ? Si au fil du temps les cotisations sont devenues dépendantes de l’âge des personnes protégées, il n’en reste pas moins vrai qu’une partie, presque un tiers, de ces cotisations restent liées, on mesure ici l’impact de la mutualisation dans la fonction publique, aux revenus alors que cette proportion tombe sous la barre des 4 % pour les institutions de prévoyance et à 0 % pour les assureurs. On remarque également, alors que les incitations socio-fiscales sont les mêmes pour tous les opérateurs, que parmi les bénéficiaires de la CMU-C qui ont choisi un organisme complémentaire 8 sur 10 l’ont fait auprès d’une mutuelles. La proportion est presque aussi forte (72 %) parmi les allocataires de l’ACS. Enfin, la moyenne d’âge des adhérents mutualistes plus élevée que celle observée parmi les clients des institutions de prévoyance ou des assurances, s’explique par le fait que rares sont les mutuelles qui placent des barrières d’âge à l’adhésion (22 % le font contre 82 % pour les institutions de prévoyance et 77 % pour les assurances).
La mutualité reste opposée à ce type réforme. Elle met en avant plusieurs arguments. Le bouclier sanitaire ne résout ni la question de la progression des dépenses de santé ni celle des dépassements d’honoraires et d’une manière générale de tous les tarifs non opposables. Ce bouclier se traduirait également par un reste à charge plus élevé pour les personnes en longue maladie. Enfin le bouclier sanitaire, sauf à rendre obligatoire la souscription d’une couverture complémentaire, se traduirait par une démutualisation des risques. Les jeunes, les couples sans enfants qui ont des dépenses de santé relativement faibles ne trouveront plus aucun intérêt à cotiser pour une couverture santé car la relation coût/avantage serait en leur défaveur.
Le bouclier sanitaire rompt les liens de solidarité entre malades et bien portants ainsi qu’entre les générations.
LA MUTUALITÉ CONTRE LE BOUCLIER
Alors mettre en place un bouclier sanitaire ferait-il un système plus redistributif, répartissant le reste en charge proportionnellement aux revenus des ménages ?La mutualité reste opposée à ce type réforme. Elle met en avant plusieurs arguments. Le bouclier sanitaire ne résout ni la question de la progression des dépenses de santé ni celle des dépassements d’honoraires et d’une manière générale de tous les tarifs non opposables. Ce bouclier se traduirait également par un reste à charge plus élevé pour les personnes en longue maladie. Enfin le bouclier sanitaire, sauf à rendre obligatoire la souscription d’une couverture complémentaire, se traduirait par une démutualisation des risques. Les jeunes, les couples sans enfants qui ont des dépenses de santé relativement faibles ne trouveront plus aucun intérêt à cotiser pour une couverture santé car la relation coût/avantage serait en leur défaveur.
Le bouclier sanitaire rompt les liens de solidarité entre malades et bien portants ainsi qu’entre les générations.
