Communiqués
Déclaration des mutuelles de France Manifestation du 27 mai 2010
Toute réforme sociale, aujourd’hui, est une réforme de société. Le débat qui s’est ouvert sur le devenir des retraites, celui qui s’ouvrira bientôt sur la prise en charge des dépenses de santé se résument finalement à une question simple. Voulons-nous encore vivre dans une société de solidarité ? Confronté, avec les orientations et les choix politiques du gouvernement, à un risque de rupture des solidarités, le mouvement social, dépositaire de par son histoire, ses engagements et ses réalisations, de l’idée même de solidarité, a un rôle que personne ne peut jouer à sa place. C’est vrai pour les organisations syndicales comme pour les associations et le mouvement mutualiste. Ce rôle, les uns et les autres, nous voulons l’assumer pleinement.
Pour les Mutuelles de France, la question sociale doit pouvoir être débattue comme une question sociétale qui nous engage nous et les générations futures. Cela exige des procédures nouvelles de délibération collective, des processus de décision qui fassent vraiment appel à toutes les ressources de la démocratie sociale, à toutes les formes d’intervention et de participation des populations. Cette exigence, l’opinion, la porte clairement quand elle dit faire davantage confiance aux acteurs sociaux qu’aux organisations partisanes, et encore moins au gouvernement, pour garantir le devenir des régimes de retraite.
Les mobilisations du 27 mai, auxquelles nous serons, dans les formes déterminées par chacun de nos groupements, doivent contribuer, pour les Mutuelles de France, à nous rapprocher du moment de ce grand débat démocratique sur la solidarité. C’est une nécessité et une urgence.
Montreuil le 21 mai 2010
